Se débarrasser d’une collaboratrice

La ‪#‎visite‬ ‪#‎médicale‬ de ‪#‎reprise‬ du ‪#‎travail‬ doit se faire sur le temps de travail, si ce n’est pas possible, ce temps est rémunéré. La visite se fait dans le 8 jours suivant la reprise d’activité.
La visite de reprise est demandée par l’employeur lorsque le salarié a été 30 jours absent pour maladie (notamment) toute visite médicale de reprise pour une absence inférieure à 30 jours ne peut être utilisée à l’encontre du salarié.

Certains ‪#‎patrons‬ font du n’importe quoi. Je pense en particulier à une‪#‎entreprise‬ de ‪#‎tôlerie‬ de la région ‪#‎toulousaine‬ qui ne fait pas réaliser de visite ‪#‎préalable‬ à l’‪#‎embauche‬ (obligatoire en dehors des quelques cas d’exceptions) mais use et abuse d’une visite médicale en dehors des‪#‎règles‬ de droit. Cette #entreprise dont le « ‪#‎boss‬ » met la pression sur l’une de ses ‪#‎collaboratrices‬ ayant eu des problèmes de ‪#‎santé‬ passagers semble être dirigée par un patron au comportement douteux. Comment faire pour se débarrasser d’une collaboratrice ayant été malade et qui est‪#‎enceinte‬ ? C’est simple, faites-lui sentir qu’elle n’est plus la bienvenue, montez ses ‪#‎collègues‬ contre elle, changez ses ‪#‎horaires‬ d’une seconde à l’autre, privez-la de sa ‪#‎mutuelle‬ et mettez-lui la ‪#‎pression‬, ‪#‎stressez‬-la. En plus de la mettre mal à l’aise dans l’entreprise et, satisfaction supplémentaire, vous vous débarrasserez du ‪#‎bébé‬ qu’elle porte !

Quelques centaines de kilomètres me sépare de ce petit ‪#‎patron‬ qui ne mérite que le mépris et une ‪#‎mise‬-au-point, pour ne pas dire aux « ‪#‎poings‬« . Il fait du mal aux patrons de ‪#‎TPME‬ et ‪#‎PME‬ qui dans la majorité gère leur‪#‎société‬ dans les règles et leur ‪#‎personnel‬ dans de bonnes conditions et dans le ‪#‎respect‬. L’#inspection du travail devrait se saisir et diligenter une #enquête sur cette « société » aux méthodes d’un autre âge. Je me tue à le dire : Si vous voulez que votre entreprise fonctionne bien, prenez soin de vos #collaborateurs. Mieux ils se sentent, moins ils sont absents et le travail est mieux exécuté, c’est juste une question de bon sens ; mais encore faut-il en avoir…

Public visé : #employés #travailleurs #salariés #présidentdesociété #patron #employeur #boss
Buts : faire cesser le #harcèlementautravail #stressautravail #pressionautravail
Aide souhaitée : #enquete de l’#inspectiondutravail des #syndicats sensibiliser la #presse permettre aux #victimes de #témoigner obtenir une #intervention, une #aide pour cette #jeunefemme
Diffusion : @fhollande @gfiloche @wattrelos2020 @JFSOYEZ @Minist_Travail Nicolas Sarkozy Manuel Valls

Autre mots-clés: #coupdegueule #ecoeurement #defendeletravail #bienvivreautravail #médecinedutravail

HÔPITAL : On fait ce que l’on peut !

 

À l’adresse des patients et de leurs familles

 

Il est des situations difficiles pour les familles de personnes hospitalisées et pour ces dernières elles-mêmes. Nous, fonctionnaires hospitaliers, le comprenons fort bien. Comment peut-on faire attendre dix voire parfois vingt minutes, votre enfant ou votre parent âgé lors qu’il a besoin d’être changé ou bien d’aller aux toilettes, pour ne prendre que cet exemple ? Le temps vous paraît long, toujours trop long. Si la plupart d’entre vous comprenez que les soignants ne peuvent pas être partout, il y en a encore, hélas, qui ne veulent pas comprendre qu’il faille parfois patienter.

À chacun les siens.

Nous connaissons parfaitement ce que vous pouvez ressentir lorsque vous devez attendre. Votre impatience est naturelle. Votre parent est, et c’est normal, votre priorité. Croyez-bien qu’il est aussi la nôtre. Cependant, dans un service avec une moyenne de 30 personnes hospitalisées et autant de familles qui nous sollicitent, nous devons vous dire qu’il est techniquement et humainement impossible d’être immédiatement présent auprès des vôtres. Comment pourrait-on l’être ? Un ou deux soignants, très rarement trois, ne peuvent pas être partout à la fois. Ceci est vrai dans le service public, comme dans les services privés.

Insultes et remarques désobligeantes.

Le travail des hospitaliers n’est pas une sinécure, nous exerçons nos fonctions avec respect et l’amour du métier ; nous avons l’humain au cœur de nos priorités.

Nous répondons à tous les besoins et à toutes vos sollicitations mais comprenez qu’il faille gérer les priorités. Pendant que nous sommes occupés à relever une personne tombée, à pratiquer des soins ou à faire face à une détresse vitale nous ne pouvons pas être auprès de votre parent pour l’emmener aux toilettes ou le changer promptement… Alors si, comme je vous le dis, nous comprenons votre préoccupation du moment, il est des comportements que nous ne pouvons pas comprendre, que nous ne pouvons pas accepter. Insulter le personnel de fainéant, d’incompétent, d’inutile et j’en passe… Montrer du mépris envers celles et ceux qui se dévouent pour leurs patients est indécent, outrageux. Je pense à mes collègues, hommes et femmes qui, chaque jour, en prennent plein la vue sans avoir le droit de répondre (au risque de se faire incendier et par les familles et par la hiérarchie) qu’à l’impossible nul n’est tenu.

Je voudrais dire à chacune des personnes hospitalisées et/ou hébergées dans nos hôpitaux que leur mieux être est notre souci permanent. Je veux également dire à chacune des familles que pour nous aussi leur parent est important. Mais, pour être honnête et clair, je dois aussi dire que certains comportements envers mes collègues sont injustes, insupportables, injurieux, non fondés et terriblement blessant et scandaleux. Cela ne fait qu’ajouter du stress supplémentaire à l’exercice des fonctions de soignant.

Je sollicite l’indulgence, la compréhension et le respect de chacun pour tous les collègues hospitaliers de France et de Navarre qui sont, très majoritairement, des gens qui ont de grandes qualités professionnelles et de cœur. Rendons leur hommage et félicitons-nous qu’ils soient là pour mener des missions que grand nombre de personnes ne sauraient pas assumer. Ils connaissent leur métier. Remercions-les d’un mot, d’un sourire ; cela ne coûte rien et aide à continuer de mener des missions toujours plus difficiles.

Jean-François SOYEZ, le 14 février 2016