Mieux vaut avoir une vision à 360° que des oeillères…

La réaction suivante fait suite à l’interrogation légitime que pose Eric Dutrieux lorsqu’il lit mon cout post sur Facebook dans lequel j’indique « rejoindre » Florian Philippot. Pour bien comprendre, suivez la discussion :

 


 

Cher Eric. Avant d’adhérer au nouveau centre je n’avais ni carte ni parti mais j’avais déjà les valeurs humanistes qui sont toujours les miennes. Je rappelle que j’ai été très actif au NC jusqu’en 2012, année où j’ai claqué la porte ! Notre parti, à mon sens, dévoyait et allait se dissoudre dans l’Union Des Invisibles. A celles et ceux qui m’en veulent d’être parti de la sorte je ne peux rien dire d’autre que lorsque le dialogue devient un monologue et que le nombril de quelques-uns devient leur centre du monde, je veux dire qu’ils continuent sans moi. Ce qui m’intéresse avant toute considération politique c’est le travail. Quand le travail au NC, du nord, est devenu un groupe de réflexions où chacun n’avait qu’à dire OUI j’ai préféré partir. Je n’oublie pas qu’à l’époque vous avez été trop nombreux à saluer mon courage et mes actions. Je note au passage que certains d’entre vous ont préféré, et c’est leur droit, continuer à faire comme s’ils étaient d’accord avec tout avec, comme espoir, une place de maire, de député et autres postes. Ce n’est pas ma façon de concevoir l’engagement politique. Bien entendu on m’a insulté « d’ingérable » parce que je parle et décide en mon âme et conscience et non parce qu’on m’impose ce que je dois faire. Au début j’ai très mal pris cette insulte et, finalement, je dois dire qu’en fait il s’agit plus d’une qualité. Que signifie de « l’UDF (en fait NC) à l’extrême droite » ? Veux-tu dire qu’il faut absolument croire en un parti et un seul ? Qu’il faut absolument suivre un guide politique unique ? Non et non ce n’est pas ma façon de faire. Etre enfermé dans un parti et suivre la ligne d’un guide me semble plus se rapprocher d’un système où l’on n’existe plus par soi-même mais par espoir que le chef vous donnera un rôle qui réjouira l’ego et fera plaisir au côté narcissique. Un narcissisme que nous avons tous en politique. Pour autant adhérer à un système qui impose au lieu de construire avec tous je dis non. Je ne serai pas soumis à un système qui utilise à son insu (je l’espère) les pratiques de gourous, je me tire. J’ai constaté pire ailleurs. En effet, les adhérents se voit demander s’ils sont prêts à s’impliquer (ce qui est mon cas) dans la vie politique et de travailler pour le bien public. J’ai dit oui comme des milliers d’autres personnes. Que se passa-t-il ? Rien. Le noyau dur de nos représentants est resté dans l’entre-soi et cela donne ce que l’on a vu cette année : un échec cuisant ! Les adhérents se voient, et c’est normal, demander une cotisation pour soutenir leur parti mais dès lors où ils veulent s’engager vraiment ils constatent que leur voix ne compte pas. Cette façon de travailler et, dit-on, de reconstruire la France, je n’en veux pas pour moi, je n’en veux pas pour nos compatriotes ! Alors j’ai eu besoin de regarder ce qui se fait et ce qui se dit au #FN. J’ai écouté, lu et vu le FN de près. J’ai pris beaucoup de temps à trouver pourquoi ce parti, tel qu’il est aujourd’hui, n’aurait pas le droit de s’exprimer avec le même respect accordé aux autres mouvements. Ma conclusion est que le #FN n’est pas pire que les autres partis. J’irai plus loin, sans vouloir entrer dans la provocation, en reconnaissant à ce parti une vision juste du monde tel que nous le subissons ! A #Wattrelos j’ai rencontré les responsables et membres du FN et je peux te dire que ces gens-là ont plus de sincérité, de franchise et de volonté politique que ceux qui devraient être une opposition municipale au PS-LREM au lieu de faire le lit de la majorité en participant à ce que chacun garde son pré carré par un pacte de non-agression qui ne dit pas son nom ! Faut-il rappeler les municipales (de Wattrelos) de 2008 pour ouvrir les yeux ? A Daniel Macrez qui laisse à penser que je suis une girouette je réponds volontiers par l’affirmatif. Oui je suis une girouette car j’irai toujours dans le sens d’une politique meilleure et en particulier pour les plus démunis de nos concitoyens. Est-ce un défaut que souhaiter que chacun puisse vivre décemment et contribuer à la vie politique et sociale de sa ville, et ce, quelle que ses tendances politiques ? Qui me répondra qu’il s’agit d’un défaut n’aura rien compris ni à la démocratie ni au rôle de du politique qui, normalement, se doit de faire cohabiter toutes les catégories sociales et pendre soin des plus fragiles sans oublier que l’argent des plus aisés doit aider à la création d’emplois dans nos communes et notre pays. L’équilibre est difficile, l’exercice et périlleux pour qui tient à son siège mais il doit être fait avec intelligence et respect. Supprimer l’ISF était-ce l’une des solutions indispensables à la reprise économique mais surtout à la diminution du chômage ? Il y a ceux qui croient que la suppression de l’ISF est une bonne chose et ceux, dont je suis, qui pensent que non. En réalité la plupart des riches vont plutôt placer leur belle économie que l’investir dans de nouveaux risques entrepreneuriaux. Diminue les charges des TPME, PME est indispensable car le coût d’un emploi créé leur coûte cher ; les grandes entreprises, elles, savent s’organiser pour payer toujours moins de charges et d’impôts ! Il n’y a pas d’équité. Revenons sur l’ISF. N’eût-il pas été plus juste de réduire ou supprimer cet impôt moyennant un engagement préalable à investir dans la lutte contre le chômage en créant des entreprises qui emploient de façon pérenne et en CDI les personnes en recherche d’emploi ? Cela serait une mesure courageuse et efficace pour l’emploi. A charge pour l’Etat de s’assurer que la dispense d’ISF aura bien été utilisée pour créer de l’emploi. Le constat que je fais est négatif pour les partis politiques actuels : ils ne savent pas travailler pour l’ensemble des français mais pour l’une ou l’autre des catégories sociales. M. Macron a choisi avec le soutien de nombreux français de soutenir les plus riches. Les plus modestes en paieront le prix fort ! C’est ça la nation que nous voulons ? Moi non. Quand je vois ce qu’est devenue la France je ne peux pas m’empêcher de penser à celles et ceux qui se sont battus, parfois en y laissant leur vie, pour la justice sociale, un pays fort, une patrie une et indivisible ! J’ai honte de lire encore, aux frontons de nos mairies, les mots Liberté – Egalité – Fraternité. Ces mots représentaient la France que nous aimions,  où est-elle passée, qu’est-elle devenue ?  Il me faut, bien sûr, conclure cette réaction alors je le fais en disant simplement que je ne regrette rien de ce que j’ai dit et fait. J’assume qui je suis et mes engagements. Je ferai tout pour que les français – tous les français pour répondre à ceux qui penseraient, à tort, que je suis raciste – mais d’abord les Wattrelosiens retrouvent confiance en leurs représentants, qu’ils retrouvent confiance en eux et qu’ils soient, à l’avenir, toujours davantage impliqués dans leur ville. Les politiques ne sont rien sans leurs administrés car la ville, la maison du peuple, la mairie est à ces derniers ! Quelles que soient les opinions des uns et des autres il est importants de les respecter, les comprendre et à œuvrer collectivement pour une France restaurée et de nouveau forte. J’appelle de mes vœux à ce que le changement vienne enfin de la base, des collectivités locales qui connaissent l’état de leurs territoires et les besoins de leurs concitoyens. J’ai fait une digression longue parce que je parle à tous librement, sans contrainte, avec respect et modestie et que la passion pour nos villes et notre pays est ancrée en moi comme l’hypocrisie est ancrée chez ceux qui n’assument pas qu’ils préfèrent le confort d’un individu (eux) à la sérénité de tous. Voilà cher Eric la réaction qu’a suscitée ton questionnement. A Daniel Macrez j’indique que sa réaction mériterait une réponse mais que je respecte son choix de ne pas me lire. A Alexis Salmon je confirme estimer que Florian Philippot va plus loin dans les thèmes politiques que nous devons aborder que Marine le Pen. Si je n’ai pas adhéré au FN alors qu’il a bien changé (en mieux) c’est que j’estime, moi aussi, qu’il faut aussi savoir parler d’autre chose que de l’immigration (sans l’oublier) et de changer l’image que le nom FN véhicule encore, hélas, dans l’esprit de ceux qui ne voient là qu’un parti sur lequel il fait bon se défouler à défaut de s’impliquer dans la politique au sens noble du terme. Voilà les raisons pour lesquelles je préfère rejoindre Florian Philippot dans ses ambitions pour la nation. A lui maintenant de répondre au mail envoyé il y a quelques jours avant de décider d’adhérer officiellement à son mouvement ou de rester un citoyen libre de tout engagement partisan. Dans tous les cas je resterai toujours l’ingérable de ceux qui n’acceptent qu’on puisse parler à tous et de défendre un point de vue différent de celui que l’on nous dicte au sein des partis politiques. La liberté de penser et de s’exprimer, bien qu’en danger, existent encore en France : utilisons-les !

 

Jean-François Soyez, Wattrelos le 5 octobre 2017.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s