Le pouvoir c’est vous !

Près de 30 ans sans amélioration réelle concernant les problématiques de l’emploi, du pouvoir d’achat, de sécurité, de confiance entre le peuple et les élus, la voix de la France est devenue inaudible et étouffée…

La soumission pleine et entière à « l’Europe » muselle les forces politiques et emprisonnent des centaines de milliers d’européens dans une prison où la pensée et l’expression sont maintenant sous contrôle et les cerveaux déprogrammés. Faudra-t-il encore attendre longtemps avant que le peuple ne retrouve la force et le courage de dire qu’il n’en peut plus ? A-t-on, chers concitoyens, encore la force, le courage, l’envie de se battre pour nos libertés, pour l’égalité et la fraternité qui ne sont aujourd’hui que de vains mots gravés sur les frontons de nos mairies ?

Attendrez-vous que l’oxygène passe en deçà de 21% de l’air que vous respirez ? En effet, ne rien faire c’est accepter l’asphyxie et mourir lentement et de façon très prématurée.

Ces politiciens qui décident tout pour vous et sans vous demander votre avis vous feraient-ils peur ? Si oui, c’est un bien grand honneur que vous leur faites là ! Ces hommes et ces femmes qui vous représentent ne sont rien d’autre que des citoyens comme vous tous ; ni plus ni moins. Ils ont un jour croisé et courtisé une personne ayant le pouvoir de les convaincre qu’ils étaient importants à leurs côtés… En réalité ces nouveaux venus sont surtout importants pour gonfler les chiffres du nombre de leurs soutiens. Sans rien faire d’autre qu’obéir à des ordres cachés parfois sous la forme de missions, la quasi majorité de ces nouveaux et naïfs ambitieux prétendant à « faire de la politique » se sont laissé guider, manipuler voire endoctriner. Ils ont perdu leur libre arbitre et comme des sbires ou des cireurs de pompes n’ont fait que lustrer l’image de leur « nouvel ami ». Si l’amour rend aveugle j’affirme que l’amitié politique rend sourd et soumis. Devenir sourd et soumis est la meilleure façon de devenir « quelqu’un » se laissent souffler les concitoyens qui s’étaient engagés pour le bien commun, pour l’égalité, pour protéger vos droits et tant d’autres sujets d’importance.

Mesdames et messieurs, engagez-vous, battez-vous pour vous mais surtout pour tous. Nous avons le droit de dire non à nos mentors, c’est même notre devoir de le faire quand nous les voyons s’éloigner de l’intérêt public pour ne plus s’intéresser progressivement qu’à leurs propres sorts. Je sais d’expérience que dire haut et fort que l’on ne se retrouve plus dans la démarche d’un parti, d’un homme politique, vous vaudra des qualificatifs peu reluisants. Votre force c’est votre courage ! Je vous encourage fortement et si je puis dire fermement à continuer d’assumer vos points de vue, vos points de convergences et de divergences. Vous êtes un individu libre de penser, libre de parler, libre d’agir. Alors, agissez de la façon qui vous semble la meilleure pour la France. Agissez avant que vous ne soyez non seulement muselés mais aussi vidés de tout espoir d’avenir meilleur. Nous allons ensemble rester forts, debout, soucieux de tous et de tout. Nous serons les partisans d’un pouvoir d’achat réellement rehaussé, d’emplois nouveaux et de dynamisation de nos territoires. Nous lutterons pour un logement décent pour tous et des loyers vraiment modérés ; les H.L.M. doivent retrouver leur mission première. Nous devons avoir le courage d’affirmer nos convictions et nos positions. Nous aurons, bien sûr l’obligation, de travailler sérieusement à l’amélioration des conditions de vie et de sécurité en France en travaillant, l’esprit ouvert, avec toutes les forces que compte notre pays. Nous ne serons ni démagogues, ni menteurs, nous ne promettrons pas la lune mais nous nous engagerons avec la plus grande détermination à changer la politique. Je vous propose de nous retrouver d’abord sur le terrain local ; à Wattrelos pour ma part et partout en France pour mettre en commun des idées fortes, justes et réalisables pour peu qu’on ait le courage de toucher…aux intouchables : une petite partie de la France qui s’accapare la majorité du pouvoir et des richesses qui vous ont été confisqués ! Retrouvons le sens du combat sain mais fort, retrouvons le courage et rendons fiers celles et ceux qui se sont tant battus pour nos droits et qui pleurent (d’où qu’ils soient) la démotivation, la peur et même l’égoïsme de certains d’entre nous. Nous ne sommes pas parfaits (Dieu merci) mais nous avons compris que le moment de changer les choses et venu. C’est ensemble que nous réanimerons la démocratie. Il n’y a pas de grande et belle nation sans que le peuple ne soit véritablement l’inspirateur des projets politiques et sociaux.

© Jean-François Soyez, Wattrelos, le 22 septembre 2017.

HÔPITAL : On fait ce que l’on peut !

 

À l’adresse des patients et de leurs familles

 

Il est des situations difficiles pour les familles de personnes hospitalisées et pour ces dernières elles-mêmes. Nous, fonctionnaires hospitaliers, le comprenons fort bien. Comment peut-on faire attendre dix voire parfois vingt minutes, votre enfant ou votre parent âgé lors qu’il a besoin d’être changé ou bien d’aller aux toilettes, pour ne prendre que cet exemple ? Le temps vous paraît long, toujours trop long. Si la plupart d’entre vous comprenez que les soignants ne peuvent pas être partout, il y en a encore, hélas, qui ne veulent pas comprendre qu’il faille parfois patienter.

À chacun les siens.

Nous connaissons parfaitement ce que vous pouvez ressentir lorsque vous devez attendre. Votre impatience est naturelle. Votre parent est, et c’est normal, votre priorité. Croyez-bien qu’il est aussi la nôtre. Cependant, dans un service avec une moyenne de 30 personnes hospitalisées et autant de familles qui nous sollicitent, nous devons vous dire qu’il est techniquement et humainement impossible d’être immédiatement présent auprès des vôtres. Comment pourrait-on l’être ? Un ou deux soignants, très rarement trois, ne peuvent pas être partout à la fois. Ceci est vrai dans le service public, comme dans les services privés.

Insultes et remarques désobligeantes.

Le travail des hospitaliers n’est pas une sinécure, nous exerçons nos fonctions avec respect et l’amour du métier ; nous avons l’humain au cœur de nos priorités.

Nous répondons à tous les besoins et à toutes vos sollicitations mais comprenez qu’il faille gérer les priorités. Pendant que nous sommes occupés à relever une personne tombée, à pratiquer des soins ou à faire face à une détresse vitale nous ne pouvons pas être auprès de votre parent pour l’emmener aux toilettes ou le changer promptement… Alors si, comme je vous le dis, nous comprenons votre préoccupation du moment, il est des comportements que nous ne pouvons pas comprendre, que nous ne pouvons pas accepter. Insulter le personnel de fainéant, d’incompétent, d’inutile et j’en passe… Montrer du mépris envers celles et ceux qui se dévouent pour leurs patients est indécent, outrageux. Je pense à mes collègues, hommes et femmes qui, chaque jour, en prennent plein la vue sans avoir le droit de répondre (au risque de se faire incendier et par les familles et par la hiérarchie) qu’à l’impossible nul n’est tenu.

Je voudrais dire à chacune des personnes hospitalisées et/ou hébergées dans nos hôpitaux que leur mieux être est notre souci permanent. Je veux également dire à chacune des familles que pour nous aussi leur parent est important. Mais, pour être honnête et clair, je dois aussi dire que certains comportements envers mes collègues sont injustes, insupportables, injurieux, non fondés et terriblement blessant et scandaleux. Cela ne fait qu’ajouter du stress supplémentaire à l’exercice des fonctions de soignant.

Je sollicite l’indulgence, la compréhension et le respect de chacun pour tous les collègues hospitaliers de France et de Navarre qui sont, très majoritairement, des gens qui ont de grandes qualités professionnelles et de cœur. Rendons leur hommage et félicitons-nous qu’ils soient là pour mener des missions que grand nombre de personnes ne sauraient pas assumer. Ils connaissent leur métier. Remercions-les d’un mot, d’un sourire ; cela ne coûte rien et aide à continuer de mener des missions toujours plus difficiles.

Jean-François SOYEZ, le 14 février 2016